Dans un processus juridique, la République Démocratique du Congo (RDC) a obtenu une victoire contre la multinationale Apple concernant l’exploitation des ressources minérales.
De lourdes accusations
Cette semaine, Apple a déclaré interrompre son acquisition d’étain, de tantale, de tungstène et d’or provenant de la RDC et du Rwanda, suite à une action en justice initiée par Kinshasa en France et en Belgique. La plainte portait sur l’utilisation présumée par Apple de « minerais de sang », terme désignant les minerais extraits dans des conditions illégales et conflictuelles, notamment dans l’est de la RDC où sévit le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda.
Apple, qui avait initialement nié les allégations, s’est résolu à un engagement public d’arrêter l’extraction des minerais 3T dans la région concernée. Cependant, la firme n’a pas clairement communiqué sur les stratégies précises qu’elle compte adopter pour assurer une chaîne d’approvisionnement éthique.
Conséquences
Ce cas pourrait marquer le début d’une série de procédures judiciaires à l’encontre d’entreprises internationales exploitant des ressources dans des zones de conflit, soulignant ainsi les enjeux de l’approvisionnement responsable et de la responsabilité corporative en matière de respect des droits humains.